LE MUSEE D'IXELLES


HISTORIQUE

Le Musée (communal) d’Ixelles voit le jour en 1892, grâce à un important don d’objets d’art ayant appartenu au peintre et collectionneur Edmond De Pratere (1826-1888). En contrepartie, la commune d’Ixelles s’engage à exposer les œuvres dans un lieu accessible au public : l’ancien abattoir, alors récemment désaffecté, est choisi et aménagé en fonction de sa nouvelle destination. Aujourd’hui encore, il abrite la collection permanente du musée.

Le nouveau musée suscite beaucoup d’enthousiasme. Il est bientôt agrandi et un budget d’acquisition d’œuvres d’art est alloué par la commune, tandis que d’importants dons et legs viennent à leur tour enrichir les collections. Parmi les plus significatifs d’entre eux, celui de l’avocat et esthète bruxellois Octave Maus (1856-1919), qui compte plus de 200 œuvres impressionnistes, néo-impressionnistes et symbolistes.


Plusieurs conservateurs se succédèrent :

Dès 1958, Jean Coquelet inaugure une politique culturelle dynamique en organisant de fréquentes et importantes expositions temporaires : René Magritte (1959), Léon Spilliart (1961), Victor Servranckx (1965), Oscar Jespers (1966), Paul Delvaux (1967), Félicien Rops (1969), Henri de Toulouse-Lautrec (1973), La Fondation Maeght (1975), La collection Thyssen-Bornemisza (1977), Le Musée Spitzner (1979), Hommage à Pierre Loeb (1979), Alfons Mucha (1984), ...

Grâce à sa gestion éclairée, le musée s'attire un rayonnement considérable. En 1973 la construction d'une nouvelle aile s'avère indispensable, apportant ainsi au musée un hall d'accueil, deux grandes salles d'expositions temporaires et une vaste réserve.

Nicole d’Huart prend la succession de Jean Coquelet en 1987. Les expositions temporaires restèrent l’une des principales activités du musée. Citons notamment : Art Déco Belgique (1888), Shunga. Estampes érotiques japonaises (1989), L’impressionnisme et le fauvisme en Belgique (1990), Turner en Europe (1992), Sigmund Freud. L’art et l’archéologie (1993), De Gainsborough à Ruskin (1994), Georges Lemmen (1997), L’avant-garde russe et la scène (1998), Victor Hugo dessinateur (1999), Die Brücke (2000), La révolte de la couleur. Collection Carmen Thyssen-Bornemisza (2001), Paris 1900 (2002), La collection Simon (2003), Le symbolisme russe (2006), Collection de passions. Passions de collection (2007).

En 1994, la commune d’Ixelles prend l’heureuse décision d’affecter la grande salle attenante au musée, dite salle des fêtes, aux expositions. Elle est encouragée dans cette entreprise par le mécénat de la Banque J.P. Morgan, qui finance une part importante des frais de rénovation. Mille mètres carrés viennent ainsi s’ajouter aux surfaces d’exposition existantes, qui constituent aujourd’hui le hall et la salle d’exposition temporaire du musée.

Claire Leblanc, actuel conservateur depuis 2007, organise les expositions temporaires : Tous les chemins mènent à Rome. Voyages d’artistes du 16e au 19e siècle (2007-2008), Black Paris – Black Bruxelles. Art et histoire d’une diaspora de 1906 à nos jours (2008), L’été Belle Epoque. Alexandre Charpentier. Naturalisme et Art Nouveau (2008), L’un pour l’autre. Les écrivains dessinent (2008-2009), Steinlen, l’œil de la rue (2009).


Par sa politique d’achat – rendue possible grâce au fonds communal et à celui des Amis du Musée – ainsi qu’aux dons et legs qui ont jalonné son existence, le Musée d'Ixelles possède aujourd'hui une collection éclectique, témoignant de la vocation artistique d'un musée pluridisciplinaire ouvert à toute forme de création, et dans laquelle les XIXe et XXe siècles sont privilégiés.
Sa collection compte actuellement plus de 13.000 pièces. Tous les grands courants de la peinture européenne sont représentés, depuis le XIV siècle flamand à nos jours en passant par le réalisme, l’impressionnisme, le luminisme, le néo-impressionnisme, le symbolisme, le fauvisme, l'expressionnisme, le surréalisme. Le musée doit également sa renommée grâce à sa prestigieuse collection d’affiches fin de siècle. Elle compte plus de mille pièces originales parmi lesquelles des lithographies de Jules Chéret, Eugène Grasset, Steinlen, Ibels, Privat Livemont, Victor Mignot, Henri Meunier, Adolphe Crespin, Gisbert Combaz, et la série complète des affiches de Toulouse-Lautrec.



Exposition FADING au Musée d'Ixelles, été 2009. © Georges Strens.
Exposition FADING au Musée d'Ixelles, été 2009. © Georges Strens.

MISSIONS

Le Musée d'Ixelles suit deux missions principales, conformes au code de déontologie des musées s'appliquant sur le plan international dicté par l'ICOM, à savoir :
L'institution se donne, dans un premier temps, une mission de conservation du patrimoine visant à protéger et favoriser le développement des collections.

Par le biais de ses expositions permanentes, de ses expositions temporaires, de ses publications et de ses activités pédagogiques, le musée poursuit également une mission de service public ayant pour but de privilégier l'éducation et la diffusion des collections.

Musée d'Ixelles • Museum van Elsene